petitanim
Pour une diffusion plus large : Envoyez-nous vos infos, vos nouvelles, vos blagues, vos anecdotes, vos événements, vos caricatures .............
Samedi 31 Octobre 2020
Dimanche 18 octobre 2020 (11h00-20h00)
REVOLTES ET REVOLUTIONS : LE RÔLE DE LA RELIGION

Les RVHIMA deviennent les Journées de l’Histoire de l’IMA. Elles se déclinent chaque année, autour d’une même thématique, en trois dimanches, dans le cadre du festival trimestriel Arabofolies. Les Journées 2020 se déroulent dimanche 1er mars, 18 octobre et 25 octobre autour de la thématique : « Révoltes et révolutions ».

tables rondes, conférences et cartes blanches accessibles à tous et, en continuité de la co-production avec France Culture, un grand débat et une émission en direct de l’IMA.

Ce programme est provisoire et susceptible d’être modifié.

À 11h :
Conférence de Kamel Daoud, journaliste, écrivain Présentation de Déni français de Pierre Vermeren (Albin Michel, 2019)
Face-à-face autour de l’ouvrage avec Pierre Vermeren, modéré par Béatrice Giblin, géographe, professeure à l’Institut français de géopolitique (Université Paris 8) et directrice de la revue Hérodote.
Atelier pédagogique | « La révolution islamique de 1979 » Organisé par Anne Troadec avec Clément Therme. Réservé aux enseignants et aux étudiants passant les concours de l’Éducation nationale.
Table ronde en partenariat avec L’Histoire autour du Coran des historiens (Le Cerf, 2019)
Modérée par Julien Loiseau,directeur du Centre de recherches français à Jérusalem et membre junior de l’Institut universitaire de France.

Avec Mohammad-Ali Amir Moezzi, professeur des universités (EPHE) ; Guillaume Dye, professeur à l'Université libre de Bruxelles (ULB) ; Muriel Debié, professeure des universités (EPHE)

À 12h45 :
Lecture de textes de sciences sociales| Dans le regard de l’Autre
Avec Pierre Baux, acteur de théâtre et de cinéma et Violaine Schwartz, actrice de théâtre

Faire parler les textes de sciences humaines et sociales, les récits de voyages et les témoignages pour découvrir comment l’Autre nous voit ou comment nous voyons l’Autre : dérangeants, critiques ou compréhensifs, amusés ou empathiques, tous les regards sont possibles. Proposée par la bibliothèque de l’IMA, une autre façon de découvrir les richesses de ses collections, portées par la voix de comédiens.

À 14h :
« Liberté et religion, des héritages historiques aux horizons ouverts par les révolutions arabes », conférence de Sophie Bessis,historienne
Sophie Bessis est l’auteure d’une douzaine d’ouvrages dont Femmes du Maghreb : l’enjeu (1992), Les Arabes, les femmes, la liberté (2007) et Les Valeureuses : cinq Tunisiennes dans l’histoire (2017).

La charge émancipatrice des révolutions de 2011 a été areligieuse. L’intrusion de la dimension religieuse dans les brèches qu’elles ont ouvertes est-elle un héritage de l'Histoire, un élément de leur déroulement ou un détournement de leur sens premier ? Entre les deux fondamentalismes portés par l’islam politique, celui inhérent à la religion et celui du règne marchand, les révolutions peuvent-elles tracer un chemin d'émancipation capable de réconcilier les trois dimensions de la liberté : libération de la sphère politique et juridique par rapport à l'injonction normative de la religion, libération sociale délivrée de l’injonction libérale, libération de l’individu par rapport à la règle du groupe légitimée par la religion ?

Table ronde autour d’Allah au féminin (Albin Michel, 2020) d’Éric Geoffroy, islamologue et arabisant spécialiste du soufisme, université de Strasbourg
Avec Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, femmes imams Carte blanche à Tramor Quemeneur, historien, professeur à l’Université Paris 8, spécialiste de la guerre d’Algérie | « Le hirak en Algérie. Perspectives sociohistoriques et comparatistes »
Avec David Goeury, géographe, chercheur associé au centre Jacques Berque (Rabat) et à Tafra (Rabat) ; Aïssa Kadri,professeur émérite des Universités (Paris 8) ; Benjamin Stora, historien, professeur des Universités (Paris 13)

L’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, alors gravement malade, aux élections présidentielles de 2019, pour effectuer un cinquième mandat, a déclenché un mouvement de très grande ampleur en Algérie. Tous les vendredis, puis les mardis également, Algériennes et Algériens ont envahi les rues.
Ce mouvement, le hirak, est si profond et puissant qu’il a obligé à plusieurs reprises le pouvoir à reculer : A. Bouteflika a retiré sa candidature, les élections présidentielles ont été repoussées (elles sont maintenant fixées au 12 décembre 2020) ; des proches de l’ancien président ont été écartés du pouvoir et même arrêtés et condamnés. La tentative de l’armée, incarnée par le général Gaïd Salah, de juguler le mouvement, se heurte à la permanence de la contestation.

À 16h :
Carte blanche au CNRS-Ceped / IRD​ | « Dire la révolution » Modérée par Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS, spécialiste de la Turquie et de la question kurde. Avec Chaymaa Hassabo, chercheure associée à la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France ; Laura Ruiz de Elvira, chargée de recherches à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ; Matthieu Rey, maître de conférence au Collège de France (chaire d’histoire contemporaine du monde arabe) ; Farida Souiah, chercheuse au CNRS.

Depuis 2011, beaucoup de choses ont été écrites sur les causes et les conséquences des « crises révolutionnaires » arabes, ainsi que sur les dynamiques contestataires elles-mêmes. Peu de travaux à ce jour se sont cependant intéressés à ce que disent les acteurs de ces révolutions, à leurs stratégies discursives et aux expressions et mots qu’ils emploient.
Pourtant, prendre leur parole au sérieux est essentiel pour comprendre pourquoi, à un moment donné et en dépit des risques encourus, des millions de citoyens ont défié les régimes autoritaires en place et leurs appareils sécuritaires. Cette carte blanche se propose de restituer cette parole à partir de trois études de cas : l’égyptien, où le sens de l’événement révolutionnaire est objet de disputes entre les différents acteurs, de même qu’il inaugure une confrontation des processus et registres de légitimation; le syrien, où la production langagière est caractérisée par une articulation permanente entre le localisme et l’universalisme et par une forte résonance avec des récits historiques ; et l’algérien, où la parole contestataire reflète et fait raisonner les luttes pour la légitimé sociale, culturelle et politique.

Cette démarche comparative permet d’éclairer les univers de sens qui motivent l’action révolutionnaire et donc, in fine, de comprendre ce qu’agir en révolution veut dire en fonction des différents contextes. Au-delà des différences, elle permet aussi de révéler les effets de l’attribution de similarité et la circulation des registres et slogans révolutionnaires.

Table-ronde | « La fitna au Moyen Âge : désordre, révolte ou guerre civile ?
Modérée par Anne-Marie Eddé, professeure émérite à l’Université Paris 1.
Avec Emmanuelle Tixier du Mesnil, docteure et maîtresse de conférences en histoire à l’Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense ; Vanessa Van Renterghem, agrégée et docteure en histoire (INALCO) ; Mohammad-Ali Amir Moezzi, directeur d’études à l’EPHE.

Le terme de fitna recouvre dans les pays d’Islam au Moyen Âge des réalités très diverses selon les régions, les époques et les témoignages parvenus jusqu’à nous. On appelle souvent « Grande fitna » le conflit de succession au califat qui a opposé, au milieu du VIIe siècle, les partisans de ‘Alî, gendre et cousin du Prophète, aux partisans de Mu‘âwiya, fondateur de la dynastie des Omeyyades. D’emblée la question de la fitnas’est donc posée en termes politiques et religieux. L’objectif de cette table ronde sera d’insister sur la diversité des situations et sur la nécessité de replacer les fitnadans leur contexte, entre le VIIe et le XIIIe siècle, pour comprendre leur origine, leur nature et leurs conséquences.
Table-ronde| « Peut-on parler de “révolution” dans l’islam médiéval ? »
Modérée par Gabriel Martinez-Gros, professeur à l’Université de Paris 10.
Avec Cyrille Aillet, professeur à l’Université Lyon 2 ; Yann Dejugnat, maitre de conférences à l’université Bordeaux Montaigne ; David Bramoullé, maître de conférences à l’Université Toulouse II-Jean Jaurès.

À 18h :
Table ronde | « Islam révolutionnaire ou conservateur ? » Modérée par Gabriel Martinez-Gros, professeur à l’Université de Paris 10.
Avec Alexandre Kezarouni, chercheur à l’ENS ; Rémy Madinier, chercheur au CNRS, codirecteur de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM).

Les travaux sur les causes, les dynamiques et les conséquences des « crises révolutionnaires » arabes sont désormais nombreux. Peu en revanche ont porté sur les mots et les stratégies discursives des acteurs, éléments pourtant clés pour saisir pourquoi des millions de citoyens se sont soulevés contre leurs régimes autoritaires. En comparant la Syrie, l’Égypte et l’Algérie, ce panel se propose d’éclairer ce qu’agir en révolution veut dire en explorant les univers de sens qui motivent l’action révolutionnaire.
Le temps du débat, une émission France culture Animée par Emmanuel Laurentin, historien, producteur de l’émission « La Fabrique de l’Histoire » sur France Culture.

Plus d'infosici


Institut du monde arabe 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V 75005 Paris


Telephonearabe 2005-2019